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Alexandre Cavin, nouveau président du CSP Vaud: une présidence au service du collectif

Élu par les membres lors de l’Assemblée générale du 16 juin 2025, Alexandre Cavin succède à Anne Baehler Bech à la présidence du CSP Vaud. Secrétaire général de la Fédération vaudoise de coopération (Fedevaco) depuis 2016 et membre du Comité du CSP Vaud depuis 2019, il s’inscrit dans une continuité attentive aux valeurs de solidarité et de justice sociale. Alors que l’institution prépare sa stratégie 2026–2030, il partage ici son style de présidence et ses priorités pour les prochains mois.

Qu’est-ce qui vous a motivé à prendre la présidence du CSP Vaud ? Et quel est le moment déclencheur qui vous a convaincu ?

La décision s’est prise après des échanges avec la présidente sortante et la directrice. C’est la continuité d’un engagement entamé au sein du Comité en 2019, pour une association dont je partage profondément les valeurs. Plus largement, j’ai envie de contribuer à une société plus juste et plus solidaire.

Qu’est-ce que votre expérience à la Fedevaco vous a appris que vous souhaitez mettre au service de la présidence du CSP Vaud ?

À la Fedevaco, en tant que secrétaire général, j’alterne vision stratégique et opérationnel. On définit collectivement des orientations et, au quotidien, je veille à la qualité des services rendus à nos membres et aux collectivités publiques partenaires. Cette double casquette m’a appris à garder le lien avec le terrain. Elle me sera utile pour présider sans me déconnecter du quotidien des équipes.

Quel style de présidence souhaitez-vous incarner ?

Je me vois avant tout comme un animateur et un facilitateur, au service du collectif. Au Bureau comme au Comité, je veux conduire les séances avec dynamisme et écoute, laisser de la place à chaque voix et valoriser la diversité des profils. L’objectif : des échanges constructifs qui débouchent sur des décisions claires et actionnables.

Si vous deviez fixer trois priorités concrètes pour ce mandat de 4 ans à la tête de la présidence, lesquelles choisiriez-vous ?

Si je résume, mes priorités sont simples : prendre soin des équipes, sécuriser nos moyens et renforcer les Galetas.

D’abord, je veux que chaque salarié·e et bénévole soit satisfait·e de s’engager au sein du CSP Vaud — ça passe par l’écoute, la formation et la reconnaissance. Ensuite, nous devons consolider nos partenariats publics et privés (donateurs, fondations) pour maintenir et développer nos prestations ; les besoins augmentent, il faudra donc intensifier plaidoyer et communication. Enfin, je veux donner aux Galetas les moyens de leur double mission : faire vivre l’économie solidaire – en luttant contre les inégalités et l’exclusion sociale – et accélérer la transition écologique en valorisant le réemploi et en prolongeant la vie des objets.

Dans un contexte politique et financier vaudois marqué par des volontés de restrictions budgétaires, quels enjeux majeurs voyez-vous pour le CSP Vaud ?

Le risque, c’est une baisse du soutien cantonal qui nous obligerait à réduire certaines prestations. Or le CSP Vaud met en œuvre, de manière efficace, plusieurs politiques publiques — sociales, d’intégration, de durabilité, de justice. Il est essentiel que les autorités continuent à nous appuyer : la solidité financière du CSP Vaud conditionne directement l’accès aux droits des personnes que nous accompagnons.

Un mot pour le terrain : que souhaitez-vous dire aujourd’hui aux équipes et aux bénévoles ?

Merci à toutes et tous. Chacun·e, à son échelle, contribue à une société plus solidaire et plus égalitaire. Continuez à parler autour de vous du CSP Vaud et de la qualité de son travail : vous êtes nos premières ambassadrices et nos premiers ambassadeurs. Je me réjouis d’aller à votre rencontre.

Biographie

Alexandre Cavin, 55 ans, est secrétaire général de la Fedevaco depuis 2016, faîtière vaudoise qui regroupe 51 organisations actives en coopération au développement. Son parcours conjugue gouvernance d’ONG, partenariats publics/privés et ancrage de terrain, notamment à l’EPER, où il a œuvré huit ans (1994-2002) comme formateur d’adultes et chargé des programmes de cours de français et d’insertion socioprofessionnelle pour personnes migrantes.